Henri BÉRAUD (1885-1958)

Blog de l'Association Rétaise des Amis d'Henri Béraud (ARAHB)

Éphéméride du bulletin de réinformation

Posted on December 14 2013 by ARAHB

Éphéméride du bulletin de réinformation
de Radio Courtoisie
(vendredi 13 décembre 2013) :

Le 13 décembre 1922, Henri Béraud se voit décerner le prix Goncourt pour deux œuvres importantes de la littérature française, Le martyre de l’obèse et Le vitriol de lune. Né dans une famille de gauche — son père est dreyfusard — Béraud est d’abord bercé d’illusions socialistes. En 1925, il visite l'U.R.S.S. et découvre la réalité de la dictature bolchevik. Son livre Ce que j'ai vu à Moscou lui attirera la haine des intellectuels communistes. En 1929, Béraud, encore très à gauche, écrit Mon ami Robespierre. Mais le 6 février 34, il prend le parti des patriotes pour écrit-il, « en finir au plus vite avec un régime en pleine crevaison qui annonçait la guerre et le désastre ». Ecrivain de combat plus qu’écrivain d’idées, Béraud est un polémiste‑né, à la plume massacreuse. Sa fascination pour Mussolini n’a rien d’intellectuelle : elle est la fascination pour l’homme qui, comme lui, a des racines plébéiennes. Il est arrêté en septembre 1944, jugé en deux jours et condamné à mort pour « intelligence avec l’ennemi ». Contrairement à Brasillach, également condamné à mort sous la même accusation, Béraud sera gracié par De Gaulle. En juillet 1943 dans Je suis partout, Brasillach avait publié un article dans lequel il relatait l’horreur des fosses de Katyn, un crime de masse que la propagande communiste tentera pendant plus de 50 ans d’attribuer aux nazis. Pour les communistes, il était urgent d’éliminer un témoin direct des atrocités bolcheviks. Ils concédèrent donc la tête de Béraud à De Gaulle, pour mieux obtenir celle de Brasillach…